Comment Iciel calcule ses heures.
Chaque heure affichée sur ce site est calculée sur nos serveurs à partir de formules publiées — aucun appel externe au moment du rendu, aucune valeur recopiée ailleurs. Voici l’algorithme exact, ses limites, et l’écart mesuré entre nos chiffres et une éphéméride de référence, y compris là où il n’est pas flatteur.
Le soleil — équation du lever et du coucher
Les heures de lever et de coucher, le midi solaire, les crépuscules et l’heure dorée viennent de l'équation du lever et du coucher : anomalie moyenne du soleil, équation du centre, longitude écliptique, déclinaison, puis angle horaire pour chaque hauteur seuil. C’est la version courte des formules de Jean Meeus (Astronomical Algorithms, Willmann-Bell, 1998) — quelques dizaines de lignes, pas de table d’éphémérides, tout tient dans la page.
Le lever et le coucher sont pris au moment où le bord supérieur du disque touche l’horizon, réfraction atmosphérique standard comprise (hauteur −0,833°), pour les coordonnées du centre de la ville, en heure locale, heure d’été comprise. L’altitude du lieu n’est pas prise en compte : en montagne, le soleil se couche un peu plus tard que l’heure affichée.
L’azimut du soleil — la direction où le regarder, celle qui sert aux alignements et aux scores de spots — suit les mêmes formules, à partir de la déclinaison et de l’angle horaire.
Heure dorée & heure bleue
Ces deux fenêtres sont définies par la hauteur du soleil sur l’horizon, pas par une durée fixe. C’est pourquoi elles durent 40 minutes à Marseille en juillet et plusieurs heures à Tromsø : plus la latitude est haute, plus le soleil descend en biais, plus la traversée de ces seuils est lente.
La lune — séries de Meeus
L’instant exact de chaque nouvelle lune, premier quartier, pleine lune et dernier quartier vient du chapitre 49 de Meeus. Un jour ne porte le nom d’une de ces quatre phases que si l’instant tombe dans sa journée, dans le fuseau de la ville — jamais la veille, jamais le lendemain.
La fraction éclairée vient du chapitre 48 : angle de phase calculé depuis les longitudes écliptiques réelles du Soleil et de la Lune, elles-mêmes issues des 32 termes de la série ELP-2000/82 tronquée du chapitre 47. Sur l’exemple de référence de l’ouvrage (12 avril 1992), nous retrouvons 67,85 % pour 67,86 % attendus.
Jusqu’au 23 juillet 2026, ces deux chiffres venaient d’un cycle synodique moyen de 29,530588 jours. C’était plus simple et c’était faux : la lune n’avance pas d’un pas régulier, son orbite est elliptique. Chaque pleine lune était annoncée deux jours de suite, et l’illumination s’écartait de 2 points en médiane, jusqu’à 9,4 points dans le pire cas de l’année.
Données géographiques — GeoNames
Les villes viennent de GeoNames (cities5000, CC-BY 4.0). Nous en embarquons 29 578, réparties dans 197 pays, avec coordonnées GPS, fuseau horaire et nom officiel. Tout est intégré localement dans une base SQLite en lecture seule : aucun appel externe au moment du rendu.
Une limite à connaître : nous gardons un seul lieu par nom et par pays, la commune la plus peuplée. Les homonymes — et il y en a beaucoup — n’ont pas leur page à eux. Si votre ville partage son nom avec une plus grosse, les horaires affichés sont ceux de l’autre : dans ce cas, passez par la carte, qui travaille sur vos coordonnées réelles.
Le verdict du soir — d’où vient la météo
La note sur 100 mise en avant sur la page d’accueil et les pages de ville n’est pas astronomique : elle mesure la beauté du ciel prévue au moment du coucher, à partir de la couverture nuageuse (basse, moyenne, haute), de la visibilité et de l’humidité.
Ces prévisions sont récupérées une fois par cycle auprès d'Open-Meteo par une tâche planifiée, puis stockées sur nos serveurs. Votre visite ne déclenche aucune requête vers un service tiers, et rien de votre position n’est transmis à qui que ce soit. Un instantané n’est valable que pour le soir qu’il a échantillonné : passé ce soir-là, Iciel n’affiche pas de note plutôt que d’afficher celle de la veille.
Précision — ce que nous avons mesuré
Nos heures ont été comparées à une éphéméride de référence (PyEphem / VSOP87) sur 12 villes réparties de l’équateur au cercle polaire, à 12 dates de l’année. Le lever et le coucher tombent à 1 minute d’écart médian, 95 % des cas sous 3,4 minutes, 4,2 minutes au pire. L’azimut du coucher tient à 0,2° médian, 0,9° au pire. L’illumination de la lune, elle, n’est plus comparée à cette éphéméride mais à l’ouvrage de Meeus lui-même : son exemple 48.a est retrouvé à 0,01 point.
L’écart grandit avec la latitude : environ 1 minute jusqu’à 50°, jusqu’à 4 minutes à Reykjavík (64°N), là où le soleil rase l’horizon et où une petite erreur de hauteur se paie cher en temps. Nos tests automatisés recoupent par ailleurs des horaires de référence de l'United States Naval Observatory avec une tolérance de 5 minutes.
Questions fréquentes
Pourquoi les horaires diffèrent-ils d’autres sites ?
Un écart de quelques minutes est normal : il vient de l’altitude prise en compte, de la finesse de l’algorithme et du point choisi dans la ville — centre administratif ou coordonnées GPS précises. Les sites qui embarquent une éphéméride complète sont plus précis que nous de 1 à 4 minutes selon la latitude. Un écart d’une heure entière, en revanche, signale presque toujours une erreur de fuseau horaire.
Quelle est la précision aux hautes latitudes ?
Comptez 1 minute d’écart aux latitudes tempérées et jusqu’à 4 minutes près du cercle polaire : plus le soleil aborde l’horizon à plat, plus une petite imprécision de hauteur se traduit en minutes. Le jour polaire et la nuit polaire sont détectés et annoncés comme tels, sans horaire inventé.
L’altitude du lieu est-elle prise en compte ?
Non. Les heures valent pour un observateur au niveau de l’horizon local, réfraction atmosphérique standard comprise. Depuis un sommet ou un point haut, le soleil se couche plus tard que l’heure affichée — d’autant plus que le point est élevé et l’horizon lointain.